Les conseils de Florus

Comment identifier un arbre remarquable ?

Les arbres remarquables sont des arbres vivants, exceptionnels par leur âge, leurs dimensions, leurs formes, leur passé ou encore leur légende. Ces ligneux représentent un patrimoine naturel et culturel qui doit être conservé et, comme tels, signalés par un label « Arbre remarquable de France ».

Les communes, collectivités territoriales, établissements publics, associations et propriétaires privés qui reçoivent ce label s’engagent, par un accord de partenariat, à « entretenir, sauvegarder et mettre en valeur l’arbre distingué, considéré comme patrimoine naturel et culturel ».

Plusieurs critères sont nécessaires pour identifier un arbre remarquable : l’âge, des critères physiques, esthétiques, biologiques, historiques, des croyances, …

• L’âge de l’arbre : L’Âge avancé d’un arbre est un paramètre important. La consultation d’archives (carte postales, gravures…), la localisation de l’arbre et son environnement et les témoignages permettent d’estimer l’âge d’un arbre tout en conservant son intégrité.
Eléments visibles indiquant des signes de vieillesse. Ce critère dépend de l’essence : un if de cinq cents ans n’est pas exceptionnel, un hêtre de cinq cents ans serait exceptionnel.

• Les critères physiques :
 Sa hauteur : La mesure de la hauteur peut se faire à l’aide d’une croix de bûcheron, facile à concevoir et utiliser. Ce critère dépend de l’essence : une hauteur de vingt-cinq mètres ne suffit pas à un pin laricio pour en faire un arbre remarquable, par contre un olivier de plus de quinze mètres est exceptionnel et le rend remarquable.

Sa circonférence : La circonférence d’un arbre se mesure à 1.3m du sol, dans un plan perpendiculaire à l’axe du tronc. Comme pour la hauteur, ce caractère dépend de l’essence : un châtaigner de quatre mètres n’est pas exceptionnel alors que c’est le cas pour un érable de Montpellier de plus de trois mètres de circonférence.

• Historique et croyances : L’arbre a-t-il un intérêt historique ? (associé à un personnage historique, témoin de faits historiques, planté lors d’un évènement…) Est-il associé à une légende ou à une croyance religieuse ou païenne ?

• Critères esthétiques : Morphologie et physionomie (aspect tortueux, enlacé, rectitude, forme animale, arbre taillé originalement, couleurs, envergure…), association du ligneux avec le minéral, intérêt paysagé.

• Critères biologiques : L’arbre a-t-il un fonctionnement original, présente-t-il des adaptations particulières au milieu, a-t-il des particularités physiologiques (ex: blanchissement d’une partie du feuillage…) ?

• Autres critères : L’arbre se trouve-t-il hors de son milieu naturel de répartition ?
L’arbre est-il isolé ou intégré dans un peuplement remarquable ?

 

Les piqûres d’épines au jardin

                   Rosier                                                                                                                                   Pyracantha

                                                 

 

 

Chacun d’entre nous s’est déjà fait piquer un bon millier de fois par une épine de rose ou de buisson ardent (Pyracantha coccinea). La douleur est brève et peu forte, la plupart du temps l’épine ne rentre pas dans la peau et l’affaire en reste là.

 

 

Il est des cas moins simple, où les choses se compliquent un peu, voire beaucoup.
Dans ces cas-là, l’épine est porteuse d’un germe qui transmet une infection. Si la personne piquée ne réagit pas vite en cas de douleur, rougeurs et/ou renflement, l’infection s’installe et peut devenir grave.

Ne croyez pas que c’est rare !
Les hôpitaux traitent couramment ces cas. Cela nécessite une petite intervention en ambulatoire. Et parfois, mais c’est rare, le germe migre par le sang, une autre infection se déclare ailleurs et il faut opérer à nouveau.

Ces épines qui transmettent l’infection ne viennent pas d’une maladie portée par la plante, mais sont contaminés par l’urine de certains animaux : chats, renards…

Alors, ne devenez pas paranos, mais soyez prudents, désinfectez les petits « bobos » et n’hésitez pas à aller chez le médecin si votre petit « bobo » devient grand.

M-J d’H.
Feuille de Charme n°23